Merci pour vos visites. Ce blog est un lieu d'échange et de partage. Vous souhaitez me donner votre avis, poser une question ? J'y réponds avec plaisir. A très vite ! Amitiés jardinières.

mardi 29 avril 2014

Acorus gramineus Ogon

Acorus gramineus Ogon

Vais-je vous faire sourire, vous moquer peut-être mais je suis du genre pugnace. J'ai un p'tit côté rebelle qui se manifeste jusque dans mon jardin. Par exemple, comment expliquez-vous que dans une terre sèche et pauvre, je m'obstine depuis 3 ans à maintenir en vie une plante dite aquatique, à côté de stipas et de géraniums vivaces dans un massif plein sud ? Et bien voilà sans doute le côté têtu de mes origines bretonnes. Il s'agit de l'acorus gramineus Ogon qui me fait l'amitié de ne pas déclarer forfait.

Cette année, pour la remercier de son obstination à vivre, je l'ai replantée dans un petit bac en plastique gorgé d'eau et veille scrupuleusement à le remettre régulièrement à niveau. Elle en semble fort contente et se porte bien mieux d'autant que je viens de lui offrir une friandise d'une poignée d'or brun en guise d'humus.

Je ne sais pourquoi mais je me suis prise d'amitié pour cette plante aux feuilles linéaires, disposées en éventail, d'une couleur lumineuse panachée de doré. De la famille des Aracées, elle ressemble à une graminée et rythme le massif de son feuillage persistant, décoratif toute l'année. Sans doute pour jouer les divas, cette belle capricieuse a tendance à pousser de façon asymétrique, ce qui n'est pas pour me déplaire tant je lui passe toutes ses fantaisies.
Acorus gramineus Ogon dans son environnement

samedi 26 avril 2014

Genêts (Genista ou Cytisus) et Syringa Vulgaris 'Sensation'

Genesta Porlok

Habitant près de l'Océan, je dois vous avouer que nombre de routes, de chemins sont bordés de genêts. Cette plante solaire m'enchante par ses fleurs éclatantes dont les plus précoces éclatent d'un jaune lumineux dès la fin mars. C'est un véritable délice. Je ne pourrais imaginer de jardins sans eux.

Les genêts sont des arbustes ou arbrisseaux appartenant à la famille des Fabaceae. Ce nom regroupe des plantes appartenant à différents genres : Cytisus, Cytisophyllum, Chamaecytisus, Genista, Spartium. (source Wikipédia) 

A la maison, j'en ai deux depuis 3 ans environ qui se plaisent vraiment bien. J'ai l'intention d'y inviter 3 autres espèces qui me font craquer mais je vous en reparlerai.

Cytisus X Praecox
en arrière-plan du Phlomis fructicosa.
A droite, on aperçoit un syringa Vulgaris 'Sensation'.


Syringa Vulgaris 'Sensation'


Ce lilas de la famille des Oléacées, fleuri en avril/mai, est un arbuste vigoureux, drageonnant, caduc, poussant en terre ordinaire bien drainée. Notre sol étant plutôt sec, il s'est implanté lentement, nous offrant cette année une belle floraison en raison des pluies du début de printemps. Théoriquement, il devrait attendre une belle hauteur de 4 m et autant de largeur. Compte-tenu de son environnement, je doute qu'il s'étale autant. Je prévois une taille après floraison pour le contenir un peu. 

J'ai l'intention de planter à ses pieds une clématite de couleur violette qui mettra en valeur ses belles feuilles vert-tendre et fleurira ainsi tout l'été. La supportera-t-il ? 


Sachez enfin qu'il nous embaume de son parfum délicat...un régal. 

Ses fleurs violet-pourpre sont ourlées d'un liseré blanc.

mercredi 23 avril 2014

Cotinus Dumeri Grace

En 2007, bien avant la conception de ce jardin, je me suis lancée dans l'implantation un peu anarchique de quelques plantes coup de coeur.

Ainsi est arrivé au jardin, un cotinus Dumeri 'Grâce' que j'ai placé un petit peu au bonheur la chance, en orientation sud-est. A l'époque, nous creusions des trous de plantation assez chiche, quelques pelletées de terreau et à Dieu va!!! Depuis, nous avons appris combien notre terre était pauvre, granitique, peu profonde. Nous avons amendé avec du compost et ameubli de fond en comble cette terre inhospitalière. Lorsque nous plantons, nous faisons des trous conséquents dans le fond desquels nous mettons compost enrichi, terreau, terre végétale.

Je me demande, d'ailleurs, si nous ne devrions pas y ajouter de la tourbe ou de l'argile pour retenir l'eau car notre terre, très drainante, s'assèche très vite. Chers lecteurs, plus expérimentés que moi, qu'en pensez-vous ?

Le cotinus en octobre 2010 


Le même 9 avril 2014

après une taille drastique trop tardive mais il était plutôt mal en point, abandonné dans un coin du jardin parmi les herbes folles. Il est bien dégarni de la base. Il serait sans doute plus esthétique de placer, devant, quelques vivaces ou arbustes bas pour le mettre en valeur mais je n'ai pas beaucoup d'idées pour le moment. Et vous ? auriez-vous quelques suggestions ? Je vous vois déjà cogiter...quelques idées émergent ? je suis impatiente de les connaître. Merci beaucoup!

Dès que la pluie aura cessé, je glisserai ici quelques photos plus récentes. J'ai repéré le jour de Pâques de nouveaux bourgeons dont le débourrement est tout proche. J'ai hâte de voir si j'ai pris la bonne décision, la vilaine que je suis, ayant superbement ignoré le vieux dicton : "taille tôt, taille tard, taille toujours en mars..."

Amitiés jardinières.....

Je complète mon post avec une nouvelle photo prise ce matin, entre deux averses.
Cet arbuste, appelé aussi arbre à perruques, est décidément magique.

Trois semaines plus tard,
le débourrement est bien avancé.
Il reste encore un certain nombre de bourgeons sortis depuis la taille.

vendredi 11 avril 2014

Mes essais de bulbes

Comme vous le savez, mon jardin est récent (environ 3 ans). Et bien tout occupés que nous étions à former nos massifs et à y planter des plantes structurantes, nous avons omis de nous lancer dans les vivaces de bordure et dans la plantation de bulbes. Pour les premiers, nous avons commencé à y remédier l'an passé. Pour les seconds, j'ai décidé de faire un essai. A l'automne, j'ai acheté quelques bulbes sans grande conviction.

A voir vos blogs, je me dis que ce fut une bonne décision. Je viens d'avoir une belle surprise avec ces tulipes Daytona dont j'adore la couleur crème nuancée de jaune, délicatement ourlée d'un feston harmonieux.

tulipes daytona
Quelques jacinthes, en fleur mi-mars, placées en rang d'oignon, à revoir l'an prochain et à mettre en scène de manière plus esthétique!!!! mdr!!
jacinthes variété 'Alzheimer'
tulipes 'Yokohama' avec en arrière-plan des tulipes 'Blue Parrot'

Ces tulipes jaune-citron me paraissent plus ordinaires. Je ne suis pas une fan du jaune dans le jardin comme je l'ai déjà dit même si j'admets que cette couleur tonique accompagne l'arrivée du printemps avec éclat.
Vivement l'éclosion des perroquets Blue Parrot pour juger de l'effet final.


Joli week-end jardinier !

mardi 8 avril 2014

Sédum Luteoviridis

le Sédum Luteoviridis deuxième quinzaine de mars 2014

Depuis une quinzaine de jours, ce sédum nous offre sa lumineuse floraison. Un régal ! il vient illuminer ma collection de sédums, débuté il y a 2 ans environ. Peu à peu elle s'étale et colonise la rive de la rivière sèche devant la face sud de la maison. Quelques trous encore dans ce massif. J'adore l'existence de ces taches de terre vide, préfiguration de futurs coups de coeur lors de visites dans des pépinières.

Le même sédum dans son environnement

Les sédums sont particulièrement adaptés à mon terrain sec, pauvre et drainant. En fleurs de mai à juillet, d'une envergure de 1 m de hauteur sur 1,5 m de largeur, ils sont particulièrement résistants, ne nécessitent aucun soin, sont très florifères, un ami sûr et gai, toujours fidèle. Le must quoi !

Amitiés jardinières!

samedi 5 avril 2014

Acer palmatum Deshojo

Acer palmatum 'Deshojo'
Acer palmatum 'Deshojo'
en compagnie des bruyères, des agapanthes et des iris en arrière-plan.

Offert par monsieur Chéri-Chéri à l'automne 2010, cet acer palmatum a été planté dans une terre à tendance acide. L'endroit aurait pu être excellent si je n'avais pas eu la mauvaise idée de le planter plein sud dans un jardin plutôt venté. Beau au printemps, il souffre l'été de la sécheresse et des visites intempestives de ce cher Eole. 

Les premières années dans ma grande ignorance jardinière, j'ai omis de l'arroser suffisamment. Les feuilles devenaient toutes rabougries et compromettaient la splendeur de l'automne. Cet été, j'ai bien l'intention de le bichonner après lui avoir apporté en février un apport de compost enrichi de fumier de cheval et d'algues mélangé à de la terre de bruyère. Je me demande si je ne vais pas également lui ajouter un peu de sable pour garder à la terre son côté drainant.

Un bon mulch de copeaux de bois en épaisseur de 8 cm et le tour sera joué.

Rendez-vous cet été pour que nous puissions voir son évolution, son beau feuillage devenu vert pointé du rouge des nouvelles pousses. Mon optimisme peut paraître étonnant mais je suis une tenace et j'espère bien l'apprivoiser ce bel ami de mon jardin. Si je parviens cette année à l'embellir, j'ai le projet, l'automne venu, d'en planter un ou deux autres mais chut! ne me trahissez pas auprès de monsieur Chéri-chéri car je l'entends déjà ronchonner "on a bien assez d'arbres dans le jardin" "et d'ailleurs, où vas-tu les mettre ?" Question très pertinente à laquelle je n'ai pas encore de réponse....suite de cette passionnante histoire, cet automne!! mdr!!!

Belle journée !

lundi 24 mars 2014

C'est la cata dans la rocaille ! un petit rappel de l'histoire de notre jardin.

La rocaille en cours de toilettage. 
Les salvia sont déjà rabattues 
et le sarclage a déjà commencé.

Nous nous sommes tellement concentrés sur les massifs que nous avons délaissé notre rocaille. Ingrats que nous sommes ! et pourtant, elle fut au centre de nos soins quand, en 2010, nous avons décidé de nous lancer dans le jardinage.

Elle était dans un état de désolation totale, cette rocaille conçue lors de la construction de la maison en 1988-1989. A l'époque nous avions si peu de temps à consacrer au jardinage que nous avions confié sa réalisation à un paysagiste, responsable également de l'engazonnement du terrain et des haies. Sa conception fut surtout pensée par lui tant nos connaissances jardinières étaient inexistantes. Le résultat nous plaisait assez. Nous l'avons entretenue tant bien que mal lorsque notre temps disponible nous en laissait le loisir. 

Nous l'avons abandonnée à son triste sort pendant une vingtaine d'années lorsque nous avons dû confier la maison à des locataires et partir sous d'autres cieux pour des raisons professionnelles.

Notre retour, la retraite venue, signa son sauvetage et sa rénovation de fond en comble tant elle était devenue plate comme une galette... bretonne qu'en l'occurrence je préfère dans l'assiette. Elle recommençait à avoir fière allure quand de nouveau la vie nous imposa d'autres priorités. Pendant deux-trois ans le jardin retrouva sa liberté parmi les herbes folles, les coquelicots, les pâquerettes, les mauves, le trèfle. Le liseron et autres adventices s'érigèrent en maîtres du jardin au grand dam des propriétaires des lieux.

La vie est un éternel balancier fait de hauts et de bas. Les ennuis de santé résorbés, les soucis de l'accompagnement d'une personne aimée 
plus d'actualité *, nous avons pu de nouveau nous concentrer sur notre jardin. Dans notre engouement créateur, nous nous sommes alors lancés dans la création d'un potager (entamée et délaissée pour le moment faute de temps) puis de massifs que nous continuons à parfaire pour notre plus grand plaisir.

Du coup, il nous faut apprendre à ne rien délaisser, un peu comme la mère de famille nombreuse qui doit s'occuper à la fois de tous ses enfants sans en négliger aucun. L'état de notre rocaille témoigne que ce n'est pas encore gagné mais nous y travaillons en petites fourmis travailleuses et persévérantes que nous sommes.

Depuis vendredi dernier, par touches successives, nous sarclons, taillons, binons. Les salvias sont ratiboisées. Hélas, je m'aperçois que je n'ai pas respecté le calendrier de la taille des gaillardes, idéalement fixé en novembre et qui commencent à repousser dans un beau désordre. Du coup, j'ai tout rabattu au sol et on verra bien ce qu'il adviendra de la floraison. Même travail pour les grandes achillées dont les tiges desséchées faisaient peine à voir. Tout est arasé, le massif respire. Ne riez pas, j'ai même découvert l'existence d'un calistemon laevis que j'avais oublié, submergé par l'exubérance des achillées. Et au fait, qu'en est-il de ce rosier grimpant que nous avons transplanté à l'automne dernier? Damnation, je crois bien que nous ne l'avons pas taillé ni enrichi la terre. Ouille, ouille encore un oubli ! Et la clématite toute chétive qui refuse depuis son implantation de se lancer à la conquête de la balustrade. Quelle ingrate !

Je ne peux faire de photos aujourd'hui tant il pleut mais je vous livrerai bientôt une photo de la rocaille ressuscitée, aérée, prête à de nouvelles aventures.

* plus d'actualités, hélas! puisqu'il s'agissait de ma mère décédée, elle qui aimait tant ce jardin ne l'aura pas vu sous ses meilleurs atours.

dimanche 23 mars 2014

Ces plantes avaient revêtues leurs plus beaux atours...comment leur résister ?

Il fut un temps où le shopping me ravissait et m'entraînait dans des dépenses irraisonnées de fringues et autres frivolités.

Aujourd'hui, j'éprouve le même engouement pour les achats de plantes lorsque je m'aventure chez un de ces pépinièristes de talent chez lesquels j'aime butiner au hasard de mes pas.


Chez nous, les rôles se sont naturellement distribués depuis que nous avons décidé de concevoir ce jardin pour notre retraite. Monsieur Chéri-chéri se réserve les travaux d'amendage de la terre, pauvre ici, le plantage, le déplantage et moi sa moitié je me forme sur internet, j'apprends les noms des plantes, leurs besoins, les associations possibles, prend ma part du sarclage et de la taille. J'imagine la conception du jardin, dessine les massifs sur le papier et in situ pour vérifier la faisabilité. Au fur et à mesure de mes apprentissages, je note moults renseignements sur des petits papiers qui s'entremêlent. Désormais munie d'une tablette, j'organise mieux mes idées et crée des fichiers dont je reparlerai un jour prochain.

Pendant que j'écris ce post, Monsieur Chéri-chéri est en train de planter. Je lui ai suggéré les emplacements que nous avons finalement positionné en mixant nos idées. Le résultat nous plaît  bien mais je me réserve la possibilité de modifier tout cela à l'automne en fonction de l'évolution du massif cet été.Mais chut! monsieur Chéri-chéri a horreur de déplanter, ne le mettons pas de mauvaise humeur dès maintenant!!!!! 


jeudi 20 mars 2014

Aujourd'hui, c'est le printemps. On taille, on élague, on sarcle!!!!


Depuis mi-février, Mr Chéri-chéri et moi toilettons le jardin pour lui permettre de resplendir au fil des saisons. Rien n'est plus affligeant qu'un jardin négligé même orné des plus belles plantes et fleurs. Alors, nous taillons, binons, sarclons, embellissons au fil de nos idées et du temps disponible. Le résultat commence à nous satisfaire même s'il y a encore beaucoup à faire. Le plaisir de voir jour après jour l'éclosion de la nature est une récompense magique.

J'aurais pu proposer sur ce blog des séquences avant, après. Je le ferai dans le futur mais là, la création de ce blog fut totalement spontanée et je n'ai pu prévoir ces photos de "l'avant".

mercredi 19 mars 2014

Phlomis fructicosa ou sauge de Jérusalem


Planté l'an passé au sud-est du jardin, ce phlomis prend cette année une envergure sympathique. De nombreux boutons prêts à éclore nous invitent à un spectacle doré des plus prometteurs. Placé devant un genêt blanc, en arrière-plan de rosiers et d'un pérovskia, j'ai hâte de voir le rendu final.

Cette plante aime les terrains secs et pauvres, de toute nature même calcaire ou acide comme c'est le cas ici. Vigoureuse, elle ne nécessite donc pas d'engrais et se laisse vivre doucettement. Sa rusticité moyenne (-7°C) est bien adaptée chez nous. Sa floraison longue-durée (printemps/été), son feuillage persistant sont très appréciables. Bref une incontournable des jardins. Je la découvre et vous en reparlerai au fil du temps.
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