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mardi 4 août 2015

Disparition d'André Eve. Lettre de ce jour publiée par l'entreprise qu'il a créée.

Adieu André !


André Eve nous a quittés dans la nuit du 1er août, nous garderons en mémoire un souvenir, une anecdote ou un sourire de ce jardinier hors pair, amoureux des roses anciennes et créateur de variétés modernes qui, tout au long de sa vie, avec une grande générosité, a aimé partager sa passion ! Sans nul doute, il doit avoir rejoint le paradis des roses. 

Né le 18 août 1931 en région parisienne, André Eve est arrivé à Pithiviers en 1958, pour reprendre les établissements Robichon, spécialisés dans la création de roses et également entreprise de paysage. 

Il peut alors donner libre cours à sa passion des roses et en particulier des variétés anciennes, tombées dans l’oubli pour laisser la place aux seules variétés modernes, aux fleurs souvent turbinées aux tiges raides et rarement parfumées. 

En 1968, il crée sa première variété ‘Sylvie Vartan’®, 

dimanche 2 août 2015

Rétrospective juillet 2015...Diaporama...

En cette période estivale où bien des aminautes sont en vacances, je vous propose un diaporama-rétrospective tout en douceur de notre jardin. 

Août a revêtu ses atours ensoleillés après quelques pluies bienfaisantes qui ont revigoré bien des plantes en souffrance. 

Les chicoufs sont partis vers le sud ; se dessine une petite semaine de repos bien mérité, avant une nouvelle arrivée de vacanciers qu'une fois encore, nous aurons grand plaisir à accueillir. 

Dans ce jardin déserté par les enfants et ré-enchanté par mes amis les oiseaux, je vous invite à un musardage en musique. 

Vous m'accompagnez ?

(pour mettre en plein écran, 
un clic sur le rectangle en bas à droite de l'écran)

Vous aurez noté que les rosiers sont peu abondants dans cet espace naturel et bucolique. La jardinière n'a pas dit son dernier mot devant la mauvaise volonté manifeste de ce jardin à accueillir ces belles, bien capricieuses, goûtant manifestement fort peu ce sol granitique, peu profond et sec.

Avec l'aide de monsieur Chéri Chéri, le sol fut amendé au fil de ces 5 années de création des massifs. 

A l'automne prochain, l'optimiste jardinière se lancera dans l'accueil de quelques rosiers tolérants. Avec l'aide de vous autres (comme on dit au Quebec), elle espère bien réussir dans ce nouveau projet rosiériste.

Je vous souhaite une belle quinzaine aoûtienne,
colorée de projets et de détente.

Carpe Diem !

 Amitiés jardinières à tous.

A très vite !

mercredi 11 juin 2014

Rosier Louise Odier, l'incorrigible !


Un des premiers rosiers installés au jardin, il y a plus de 3 ans. 

Il s'agit d'un des meilleurs Bourbon anciens encore à la vente de nos jours. Sa fleur, en coupe bien pleine, de couleur rose prononcé parsemé de lilas, au feuillage vert clair est très parfumé. Créé par le rosiériste Jacques Julien Margottin en 1851, ce rosier buisson culmine dans notre jardin à 1 m. Avec des soins plus constants et une terre de meilleure qualité, il pourrait s'élever à 2 m environ de hauteur sans grande difficulté.

C'est le seul rosier que je n'ai pas transplanté dans la roseraie car il est souvent atteint par le marsonia (son point faible) et je ne voulais pas prendre le risque de contaminer mes autres rosiers. 

J'ai une tendresse particulière pour ce rosier qui a su résister à mes soins inconstants et m'offre sans discontinué une floraison ininterrompue de juin à l'automne. Il m'a tout pardonné, mes oublis d'arrosage, mes omissions d'engrais, de mulch et de compost. Envers et contre tout, il se montre sous ses plus beaux atours et son parfum doucement grisant. Tel un adolescent rebelle, il m'a juste agacée par son acné de tâches noires que je n'ai jamais su vaincre. Alors, comme autrefois avec mes enfants ados, j'ai dû l'accepter tel quel, lui tournant juste le dos pour ne pas voir son feuillage en perdition quand décidément il exagérait trop.  


Enfants et Louise, désormais adultes, il nous arrive juste de nous taquiner, nos défauts et nos qualités nous enchantent et nous avons d'excellentes relations bien matures. Je lui ai promis, pour l'automne prochain, un voisin couvre-sol, peut-être un opalia blanc ou un rosier rose pâle, quelques vivaces immaculées (variétés pour le moment indéterminés) qui viendront rejoindre quelques scabieuses mauves déjà en place et un perovskia dont la floraison se fait attendre. 
Ne dites pas à Louise que je vous ai montré ses petits défauts,
elle est si pudique !

 Louise, dans le creux de ton oreille ta pétale, 
je peux te le dire
"tes boutons d'acné 
ce n'est vraiment plus de ton âge!"

A bientôt.
Amitiés jardinières.

mercredi 4 juin 2014

Rosier Anisade ( Wekvossutono )



Ce rosier, offert par l'une de mes soeurs pour les 60 ans de mon chéri, est la star de mon nouveau massif de roses transplantées cet automne. Dégoûtée que j'étais devant mes rosiers malades, j'ai décidé un traitement de choc et pris la décision de regrouper ces demoiselles dans un autre endroit du jardin que j'ai baptisé pompeusement : la roseraie. 


Monsieur Chéri Chéri a décaissé et ameubli le sol, enfoui des pelletées de compost et replanté mes princesses décaties qui semblent avoir apprécié ce total lifting. Elles semblent reparties de plus belles, se délestant de ce méchant marsonia qui, malgré tout, tente de revenir. Fin février, début mars, l'arbuste a été rabattu en taille longue en conservant deux tiers du bois ce qui a eu l'avantage de développer un port plus souple (que je préfère) et a favorisé une abondante floraison.

Buisson à fleurs groupées, appartenant à la catégorie des floribundas, ce rosier est très sain et considéré comme très résistant aux maladies.



Particulièrement florifère, il nous enchante de son puissant parfum anis. Il se pare de toute la grâce de ses bouquets de fleurs doubles, aux pétales ondulés. Sa floribondité, permanente de mai aux gelées, rappelle celle les roses anciennes, mes préférées. Sa couleur jaune dorée s'éclaircit au fur et à mesure de sa floraison et ensoleille la petite roseraie.




Création : a été créé par le talentueux Tom Carruth (USA) en 2004
Labels : AARS (label américain) : 2006. Il a obtenu par ailleurs de nombreuses récompenses internationales..
Croisements de'Voodoo' x 'hybride de Rosa soulieana x 'Summerwine'94) x 'Top Notch'. 
Autres noms : 'Absolutely Fabulous', 'Jirina Bohdalova', 'Julia Child', 'Sasol Rose', 'Soul mate' 

Catégorie : Floribunda. Rappelons que les rosiers floribundas ou rosiers à fleurs en bouquets sont un groupe de cultivars de rosiers créés par des rosiéristes par hybridation de rosiers polyanthas et de rosiers thé.

Amitiés jardinières.

lundi 19 mai 2014

Rosier Léonard de Vinci (rosa Leonardo da Vinci)




Issu d'hybridations multiples, souvent classé parmi les polyanthas, à tort semble-t-il, ce rosier fait partie de mes préférés. Moderne, il a la grâce des roses anciennes. Avant la création du jardin, faute de massifs, je l'avais placé dans une grande jardinière de pleine terre où il a fait des merveilles.

A l'automne dernier, j'ai décidé de regrouper mes rosiers afin de leur offrir une terre adaptée. J'était en fait assez découragée car la plupart étaient malades, notamment atteints par le marsonia. Ma terre inadéquate devait en être la cause et sans doute aussi mon inexpérience.

Pour qu'ils se plaisent dans notre jardin, lors de la transplantation nous avons décaissé sur une largeur et une profondeur de 80 cm, ajouté une bonne terre végétale, du compost, quelques poignées d'or brun, et de corne broyée. La totale quoi. Les jardins plus argileux et plus fertiles sont bien sûr beaucoup plus propices à l'accueil de ces exigentes. Mais plus têtue qu'une bretonne, cela existe-t-il ? L'avenir dira si nous avons su acclimater ces belles.


J'attendais avec impatience si mon cher Léonardo accepterait ce transfert.  Et bien il semble que oui. Il est toujours aussi magnifique. Il faut dire que ce rosier exceptionnel a un charme romantique indéniable. Le feuillage est très sain, résistant aux maladies et n'est pas abimé par la pluie. Il est remontant de mai aux gelées. Ses fleurs doubles, de 75 à 80 pétales, au parfum léger couleur rose Bengale* sont regroupés en bouquets denses et ne cessent de se renouveler tout au long de la saison. Elles résistent très bien à la pluie.


Il est assez compact. Sa hauteur et sa largeur ne dépassent pas 1 m dans mon jardin. Il peut être facilement intégré dans un massif, placé en bordure ou en haie basse. 


A l'époque de son achat, je ne faisais pas trop attention aux labels de qualité. La bonne surprise c'est que créé par Meilland en 1994, il a obtenu la Médaille d'or à Monza, en 1993. Par ailleurs, il est classifié ADR, gage de résistance aux maladies. Mais dans notre jardin, le marsonia est un invité parasite, une vraie bernique.**

Quels soins demande Léonardo (et oui, je l'appelle par son prénom  du fait de notre long compagnonnage. Un peu jaloux, peut-être ? oui ? non ?). Quelques poignées de bon compost à l'automne et au printemps à enfouir par griffage. Eventuellement, un engrais rosier pour soutenir la floraison (c'est ce que je fais), une taille d'entretien à l'automne. Une plus drastique pour la formation de l'arbuste fin février. Et le tour est joué. 


Amitiés jardinières !


* Il existe également une variété rouge pour les fans de cette couleur.

** Pour les non-bretons et les non-normands, la bernique au sens figuré est un vrai "pot de colle" dont on n'arrive pas à se débarrasser comme la bernique (patelle) accrochée à son rocher.
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